Et quand ils ne nous tiendront plus la main ?

Il y a des jours où je m’arrête…

Au milieu du chaos familial : des « maman ! » criés à répétition, des jouets partout dans le salon, des lunchs à préparer, des brassées de linge à plier… etc. etc.

Et je me surprends à me demander : « Et après… qu’est-ce que ce sera ? »

Quand ils ne me tiendront plus la main.

Quand ils ne me chercheront plus du regard pour chaque petit bobo, chaque doute, chaque victoire.

Quand ils seront trop grands pour grimper sur mes genoux, trop occupés pour m’attendre, trop autonomes pour avoir besoin de moi.

Qu’est-ce qu’il restera de tout ça ?

C’est une question qui me traverse de plus en plus souvent.

Peut-être parce que je les vois grandir sous mes yeux à une vitesse folle.

Peut-être parce que certains moments m’échappent sans que je puisse les figer dans le temps.

Peut-être parce que je sens déjà, chez mes plus grands, ce petit détachement naturel qui s’installe… et qui fait à la fois mal et du bien.

joanie belzile coach en psychologie positive RESPIRE reprends ton souffle maman fondatrice repospourmaman

Le cœur qui anticipe le vide

On parle souvent de la charge mentale, de l’épuisement, du tourbillon quotidien que représente la maternité…

Et oui, tout cela est vrai.

Mais on parle moins de cette peur silencieuse qu’on camoufle au fond de nous : celle de devenir inutile.

Qui allons-nous devenir quand ils ne réclameront plus nos câlins ?

Quand nos bisous ne guériront plus les bobos ?

Quand leurs jouets seront rangés pour de bon… donnés à d’autres familles ?

Quand leurs chambres seront vides parce qu’ils auront quitté le nid ?

On fera quoi ?

On deviendra qui ?

Je le sais, ce jour viendra. C’est naturel. C’est même notre rôle, en tant que parents, de les aider à prendre leur envol en toute confiance.

Mais ce n’est pas parce que c’est normal que ce sera facile.

Il y a quelque chose de terrifiant dans cette idée que la mission la plus intense de notre vie a une date d’expiration. Que ces années où on est au centre de leur monde ne dureront pas toujours.

Et parfois, au cœur même de l’épuisement, c’est ce qui me serre le plus le cœur.

on deviendra qui sans nos enfants

L’importance de vivre maintenant

Cette pensée me ramène toujours au moment présent.

Parce qu’un jour, la maison sera trop calme, trop propre, trop silencieuse.

Et ce jour-là, peut-être qu’on se dira qu’on aurait aimé s’asseoir plus souvent avec eux. Les regarder jouer sans penser à ce qu’on devait faire ensuite. Se coller le soir sans se presser pour plier une brassée.

Oui, il faut respirer.

Oui, il faut prendre soin de nous.

Oui, il faut demander de l’aide.

Mais il faut aussi s’autoriser à ralentir.

À savourer cette phase intense, imparfaite, bruyante, épuisante parfois… mais ô combien précieuse.

Parce qu’un jour, ils ne nous demanderont plus de rester à côté d’eux pendant qu’ils s’endorment.

Et ce jour-là, on se souviendra de ces minutes-là comme d’un luxe dont on ne mesurait pas la valeur.

Je ne dis pas qu’il faut aimer chaque instant. Ce serait irréaliste !

Mais au milieu de tout ça, j’essaie de me rappeler que ce que je trouve lourd aujourd’hui… me manquera peut-être demain.

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On ne sera jamais « plus » que leur maman

On deviendra une présence différente : moins sollicitée, moins centrale, moins indispensable au quotidien.

Mais là, toujours maman.

On trouvera notre place autrement. Peut-être qu’on retournera vers des rêves mis sur pause, ou qu’on bâtira quelque chose de nouveau, ou encore qu’on redécouvrira la femme derrière la mère.

Parce qu’avant d’être leur maman, on était soi.

Et après leur départ, on sera encore soi : Transformée, marquée, évoluée… mais entière.

Cette partie de nous qui les a portés, aimés, guidés ne s’effacera jamais.

Et ils emporteront avec eux, dans leurs gestes, dans leurs valeurs, dans leur façon d’aimer, un morceau de tout ce qu’on leur a transmis. 💛

vivre sans mes enfants

Pour aujourd’hui, je choisis d’aimer

Alors non, je n’imagine pas ma vie sans eux.

Et c’est sûrement pour ça que j’ai besoin d’écrire ces mots : pour me rappeler que ce qui semble banal aujourd’hui sera peut-être ce qui me manquera le plus demain.

Je choisis d’aimer, ici et maintenant… même quand je suis fatiguée, quand c’est difficile ou quand je doute.

Je choisis de me rappeler que ces petits bras autour de mon cou, en pleurs, qui ne veulent pas me lâcher…

Que ces petites mains toutes sales qui touchent à tout…

Que ces cris étourdissants dans la maison…

Que ces « maman » répétés mille fois par jour…

C’est le cœur de ma vie.

Et qu’un jour, ce sera différent.

Mais aujourd’hui, c’est encore là.

Et je veux tenter d’en profiter pleinement, en conscience, malgré tout.

En sachant que rien ne dure toujours… mais que l’amour, lui, traverse le temps.

Et toi, maman qui me lis…

Est-ce que tu ressens parfois ce vertige ? Cette peur de perdre un jour ce qui te semble aujourd’hui trop lourd ?

Tu n’es pas seule. 💛

On est plusieurs à vivre ce mélange d’épuisement et de gratitude, d’amour infini et de nostalgie en avance.

Alors viens ralentir …

Regardons-les grandir.

Aimons-les un peu plus fort.

Aimons-nous aussi, au passage.

Et rappelons-nous que le plus beau… c’est maintenant. ✨

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